Titefermiere au pays des urgences

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 28 septembre 2006

Test hypernul !

Voici un test trouvé sur le net qui montre à quel point les mentalités ont oubliés d'évoluer depuis des millénaires ! Et oui, la femme est toujours bonne à faire la causette et le mâle recherche la virilité et l'action ! Déprimant. "Votre cerveau est-il féminin ou masculin ?"
Ah oui, et pour la blague le mien a fait match nul-balle au centre !

mercredi 27 septembre 2006

Petite Annonce

Pour les intéressés et avec l'accord de l'intéressée :
Jeune infirmière de 26 ans recherche un physique agréable avec une tête bien pleine pour profiter à deux des plaisirs de la vie et pourquoi pas plus si affinités !

Sera au blog party de vendredi soir pour ceux que ça intéresse !

Caliméro

mardi 26 septembre 2006

Titblog de cette semaine

Grand moments de rigolades en perspéctive avec ce blog drolissime à souhait.
Enfin une nana qui n'a pas froid aux yeux et qui assume d'être ronde ! Ca me remonte le morale et me permet de m'assumer un peu plus telle que je suis même si l'Homme me trouve très bien comme ça ! Merci donc à Jesaisplusqui pour m'avoir fait découvrir le blog (je l'ai trouvé hier mais je me rappelle plus où !! c''est bizarre, Alzheimer c'est pas censé commencer si tôt !).
Bon, puisque j'assume, maintenant, voici une photo de moi en blonde, comme promis, et en maillot de surcroit (assume jusqu'au bout !) ! Profitez en bien je dois allez faire des mèches chatains chez la coiffeuse vendredi !! Peut-être les neurones apparaitrons ensuite !

Titemfermiere en maillot

dimanche 24 septembre 2006

Marre d'être trop gentille !

"Quand yen a marre ya Malabar" disait la pub, dommage j'aime pas ça le Malabar ! Mais là trop c'est trop ! Ils me prennent vraiment pour une conne des fois je vous jure !
Bon j'explique car vous devez pas tout comprendre à cet accès de colère soudain, comme ça, à 7h du mat en rentrant d'une nuit de boulot !
En fait, vous devez savoir que "normalement" on a un planning fixe de roulement pour les différents postes à prendre chaque nuit aux urgences : médecine, traumato, UHCD, pédiatrie, box, accueil et seven (oui ça fait classe tout de suite l'anglais !). Et chaque nuit on change pour pas toujours faire la même chose, vu que les activités sont quand même assez diversifiées et les charges de travail assez mal réparties sur chaque secteur. Donc, en théorie, on tourne pour que ce ne soit pas toujours les mêmes qui se tapent les postes chiants que personnes veut jamais faire ! Je dis bien en théorie car en ce moment c'est souvent moi qui me tape le poste chiant et plusieurs nuits de suite (oui je sais je suis en train de faire mon Caliméro mais ça fait du bien des fois !), alors je veux bien être gentille et prendre le poste d'une collègue qui a des problèmes de dos, ou alors qui a un rhume d'enfer mais là faut pas charrier quand même ! Rien que les deux dernières semaines voici mon planning :
pédiatrie, médecine (poste lourd), pédiatrie, médecine, traumato, box, traumato, traumato, médecine et ce soir le choix c'est médecine ou traumato : super !!

Voilà c'était ma gueulante du matin pour pouvoir aller me coucher un peu plus sereine ! Bonne journée.

vendredi 22 septembre 2006

Comment y fait le docteur ?

La technique qui me paraissait de loin la plus mystérieuse lorsque j'ai commencé mes études d'infirmière était la prise de la tension artérielle. Vous savez quand le médecin prend son brassard magique et son stéthoscope pour savoir si on va bien? Et bien cela m'intriguait au plus haut point et j'était la plus fière du monde quand on nous a appris comment faire en 1ère année. 12/8, 13/7, 16/10, que signifie donc tous ces chiffres ?
Il vous faut un brassard, un stéthoscope et vos 2 oreilles :

  • Vous mettez le stétho dans vos oreilles et le brassard autour du bras du patient.
  • Vous gonflez le brassard en appuyant sur la poire jusqu'à ce que l'aguille se trouve sur le chiffre 220 environ. (oui ça sert fort je sais)
  • Vous placez le bout du stéthoscope dans le creux du coude, là où passe l'artère
  • Vous dégonflé très lentement le brassard jusqu'à ce que vous entendiez la reprise de la circulation sanguine (un bruit pulsatile, oui comme le pouls quoi !). Notez mentalement le chiffre sur lequelle était l'aiguille lorsque le pouls a démarré, c'est la systolique, la maxima, le premier chiffre quoi, il doit normalement être compris entre 11 et 14.
  • Vous continuez à dégonflé le brassard jusqu'à ce que le bruit ne soit plus perceptible. Le chiffre vers lesquel ce situe l'aiguille est appelé diastolique, c'est la minima, ou encore le deuxième chiffre, généralement compris entre 7 et 9

Et voilà vous savez comment fait votre docteur pour vous prendre la tension. Ca paraissait hyper difficile en le regardant faire mais maintenant vous pourrez lui dire :"Ahah, ne faite pas votre grand sérieux en prenant ma tension, y'a pas besoin de faire Polytechnique pour savoir le faire !".

Un Brassard à tension

mardi 19 septembre 2006

Petit ralage

Cette nuit, un homme en civil entre dans "mon" box de réanimation où 3 patients sont allongés sur des brancards et branchés à des scope. Il s'intalle au chevet d'une patiente de 84 ans et dit :"C'est la mamy ?"
La "mamy" en question a un nom et elle est loin d'être sourde, elle mérite le respect comme chaque être humain. J'imagine mal la tête du docteur si c'était sa mère dans ce brancard et si je me permettais ce genre de familiarité. Alors s'il vous plait messieurs et mesdames les docteurs en médecine, faites preuve d'un peu plus de compassion face à vos patients !

Une merveille

Geisha d'Arthur Golden

Synopsis : Sous la forme des mémoires d'une célèbre geisha de Kyoto, un grand roman sur un univers secret et étonnant, où les apparences font loi, où les femmes sont faites pour charmer, où la virginité d'une jeune fille se vend aux enchères et où l'amour doit être méprisé comme une illusion. Une petite fille de neuf ans, aux superbes yeux gris bleu, tels ceux de sa mère qui se meurt, est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de geishas : ainsi commence l'histoire de Sayuri dans le Japon des années trente. C'est à travers son regard d'enfant malheureuse que l'on découvrira Gion la décadente, le quartier du plaisir à Kyoto, avec ses temples resplendissants, ses théâtres raffinés et ses ruelles sombres. C'est à travers son initiation et sa métamorphose que l'on apprendra l'art d'être geisha, les rites de la danse et de la musique, les cérémonies de l'habillage, de la coiffure et du thé, comment il sied de servir le saké en dévoilant à peine son poignet, comment surtout il faut savoir attirer l'attention des hommes et déjouer la jalousie des rivales. Née sous le signe de l'eau, n'agissant jamais sans consulter son almanach, franchissant épreuve sur épreuve, Sayuri nous entraîne dans le tourbillon des choses de la vie, futile et tragique comme la Seconde Guerre Mondiale qui détruira Gion. Femme amoureuse toutefois, éprise d'un homme de qualité, convoitée par son ami, elle raconte aussi, toujours de sa voix limpide et inoubliable, la quête sans cesse recommencée de la liberté.

Un livre de toute beauté à lire d'urgence, un voyage dépaysant dans le Japon d'après guerre, une autre façon de voir les horreurs de cette guerre, même si ce n'est pas le but principal du livre. Pour moi, une geisha était un prostituée de luxe, ce livre m'a permit de me rendre comte du contraire et d'ouvrir un peu plus ma culture au monde extérieur.

Et pour les feignants, le film Mémoire d'une geisha est sorti en DVD !

lundi 18 septembre 2006

Petit coucou

Désolé, juste le temps de poster un petit message personnel à l'Homme (le mien et celui de personne d'autre) qui me lit en rentrant du boulot mais que je ne verrais pas avant demain matin ! Et oui, c'est super la vie de couple par correspondance !

Pleins de gros bisous mon homme que j'aime. Bonne nuit, ne te couche pas trop tard et je te ramène du Doliprane du boulot pour ta fièvre. A demain matin pour le petit déjeuner.

C'est lui qui l'a fait

dimanche 17 septembre 2006

Une des mes occupations préférées

Depuis plusieur années déjà (j'ai du commencé en 3e donc ça doit faire 9 ans que ça dure), je suis une accro du théâtre. Je fais partie d'une troupe de théâtre amateur près de chez moi qui a bien évolué depuis tout ce temps. Au début, nous avions un monsieur très gentil qui nous mettait en scène, puis ma maman a pris le relais lorsqu'il est parti (et oui le théâtre est une affaire de famille chez moi). Enfin, j'ai fini par m'y mettre seule lorsque l'on a plus eu personne qui avait le temps de s'occuper de nous ! Et donc voilà la 4e année (dont une sabbatique) que je joue les metteuses en scène en herbe en même temps que je monte sur les planches. Cette année nous reprenons une pièce d'un auteur que nous adorons, Franck Didier et dont nous avons déjà joué un texte il y a 3 ans (Atout Coeur). Cette année la pièce ce nomme Dans la loge et nous promet de très bonne parti de rigolade. Nous donnons nos 2 représentations au mois de juin 2007, pour ceux qui seraient tenté de venir, je vous confirmerai les dates et le lieu par mail.

Synopsis : Vu de la loge, l'envers du décor pour une compagnie de théâtre en cours de représentation... Lorsque l'on est spectateur, on a toujours envie de savoir comment ça marche : comment se préparent des comédiens avant de monter sur scène ? Ce qu'ils se disent en se croisant dans les coulisses ou dans la loge, entre deux scènes... Toutefois, la représentation à laquelle le spectateur va assister "des deux côtés du miroir", n'aura rien de banale, car c'est justement ce soir là, au cours de cette représentation, qu'éclatera "une bombe à retardement" au sein de la troupe...

Que du bonheur en barre à jouer !
Et pour le fun voici une photo de moi mais en brune qui date de la pièce Atout Coeur. Sympatoche le costume ;)
Atout Coeur

Une autre fois je je vous montrerais une photo de moi en original, c'est à dire en blonde : et oui, il y en a qui ne sont pas aidée au départ !!!

samedi 16 septembre 2006

Journée type de boulot d'une Titefermière aux urgences

  • 16h (et oui ma journée commence à 16h car c'est généralement l'heure où je me lève si j'ai travaillé la nuit d'avant) : Lever du corps, parfois difficile selon l'activité de la nuit passée.
  • 16h30-17h : petit déjeuner léger et réveil (c'est vachement dur d'ouvrir les yeux du 1er coup quand il fait grand jour dehors)
  • 17h : douche + habillage + pomponnage (c'est pas parce que je ressemble à une charcutière de chez Auchan avec ma tenue de boulot que le reste ne peut pas être présentable)
  • 17h30 : rangement et ménage de l'appartement quand l'Homme ne l'a pas fait (notament ses chaussettes sales qui sont malencontreusement tombées à côté du panier à linge)
  • 18h : surfage sur internet, le plus souvent écriture de mon billet du jour
  • 18h45 : préparation du diner (selon l'humeur et la motivation, pizza ou petit plat fait maison)
  • 19h15 : diner en regardant la télé avec l'Homme qui entre temps est rentré du boulot
  • 19h55 : recherche de mes clés et de mon portable, préparation de mon repas de la nuit (ne surtout pas oublier la caféine et la bouteille d'eau) et s'est parti pour aller bosser.
  • 20h30 : arrivée au boulot, passage par le vestiaire pour revêtir ma belle tenue de charcutière, et direction les urgences pour retrouver mes collègues devant un café avant de prendre nos postes (salut... tu... vas... bien !!!)
  • 20h45 : prise de mon poste, différent tous les jours car on tourne sur tous les secteurs (lundi box de réa, mardi traumato, vendredi pédiatrie, samedi médecine, dimanche UHCD soit le service porte, mercredi septième c'est à dire volante sur tous les secteurs et détaché pour le box de réa pédiatrique et jeudi accueil).
  • 20h45-21h : transmissions avec l'équipe de jours + rigolade, potins et Cie
  • 21h-0h : le plus gros de l'activité de la nuit, les gens se rendant compte que finalement ils n'ont pas envie d'aller travailler le lendemain, mais zut, le médecin est fermé !!! On court dans tous les sens en attendant qu'une (ou un d'ailleurs y'a pas de raison !) collègue charitable vienne nous ravitailler en café.
  • 0h-3h : période plus calme certaines nuits dans certains secteurs, ce qui permet de se détacher pour aller aider les autres.
  • 3h-4h : roulement de toute l'équipe pour la pause syndicale de 20 minutes pour aller diner. Soit c'est calme et on y va tous ensemble, soit on se remplace à tour de rôle.
  • 4h-6h30 : ménage du service, pleins des tiroirs de matériels, déconnades en série, occupation des rares patients qui sont là (bien qu'ils ne soient pas souvent rares malheureusement)
  • 6h30-6h45 : arrivée de l'équipe de jours (parfois les même filles que la veille au soir : ça fait court comme nuit !) + transmissions des patients restants et du déroulée de la nuit.
  • 7h : sortie du vestiaire, dernier debriefing de l'équipe sur le pas de la porte avant de se souhaiter "Bonne nuit ! A ce soir ! Bon week-end ! Bon repos !".
  • 7h30 : arrivée à la maison où l'Homme se prépare, la tête dans le pâté, à aller bosser à son tour. Petit tour sur internet voir si des commentaires ont atterris sur mon blog pendant la nuit.
  • 8h : déshabillage, lavage, écrasage sur le lit et dodo jusqu'à environ 16h de l'apm (et le tout sans réveil matin, c'est pas beau la vie !)

jeudi 14 septembre 2006

Lacher prise

Voilà une des chose qui m'est le plus difficile à accepter dans mon métier, et encore plus aux urgences : de lacher prise. Car régulièrement des personnes, le plus souvent âgées, arrivent aux urgences par le SAMU (la plupart du temps) pour y mourir, ce que nous appelons pudiquement une fin de vie. Toujours ce souci de ne pas prononcer le mot mort, comme si le fait de l'appeller la fera venir plus vite pour nous, moi la première !
Je me souviens notamment d'un monsieur, environ une cinquantaine d'années, atteint d'un cancer quelconque (le poumon il me semble : cigarette quand tu nous tiens), en bout de course. Je suis en poste au box de déchocage (la salle de réa pour ceux qui regardent Urgences), l'équipe du SAMU me l'installe sur un brancard, transmet au médecin de garde et s'en va.
Motif d'entrée : détresse respiratoire et douleur thoracique. Branle bas de combat, tout le monde sur le pont : scope, perfusion, gaz du sang, prise de sang, radio thorax, ECG ! Un de mes colllègues m'arrêtent et m'explique que ça ne sert à rien, que l'on ne pourra pas faire de miracle, ni sauver cette vie là. Il me demande de poser calmement une perfusion pour passer des antalgiques (médicaments pour la douleur) car le patient souffre le martyr. En effet, il grimace de douleur et geint, le médecin prescrit de la morphine en seringue électrique. Surprise, je lui fait gentillement remarquer (et oui faut toujours faire gentillement avec les docteurs) que la morphine va aggraver la détresse respiratoire du monsieur, elle me fait signe de la tête que "oui, elle sait et que c'est le but". Nous installons le plus confortablement possible le monsieur, avec ma collègue aide-soignante, dans le "service porte" attenant aux urgences, la morphine commence à faire effet, il se calme et somnole légèrement. Mais sa famille tarde à arriver et le médecin craint qu'il ne tienne pas suffisament longtemps pour leur dire au revoir. Pendant la demi-heure qui reste jusqu'à la fin de notre service, nous allons nous relayer avec ma collègue pour rester auprès de lui, parfois seule, parfois toutes les deux. La famille n'est toujours pas là, nous restons dans sa chambre à lui tenir la main, ma collègue lui parle, lui souhaite un bon voyage, je suis incapable de sortir un mot, je suis même un peu choquée par les propos qu'elle tient.
La fin de la nuit est là pour nous, la collègue de jour prend le relais. Nous tranmsettons le déroulement de la nuit à l'équipe de jour et nous partons. Ascenceur, vestiaire, retrouver ses vêtements de civils, laisser la blouse au vestiaire, comme pour se défaire de la couche de misère et de douleur que l'on a accumulé pendant la nuit. Mais ce matin-là, pas mal de chose reste accrochées, il faudra une longue discussion dehors avec les collègues pour arriver à s'en défaire en partie. J'exprime toutes mes difficultés à aider ce monsieur au mieux, que le fait de ne rien avoir tenté est très frustrant pour la soignante que je suis. On m'explique que j'avais fait exactement ce qu'il fallait, j'étais resté pour lui tenir la main, pour pas qu'il ne meurre seul.
Et même si cela me parait peu, c'est la seule conduite à tenir dans ces cas-là : accompagner la personne jusqu'au bout, lui permettre de lacher prise, et lacher prise soi-même, accepter de ne rien pouvoir faire, accepter l'échec de la médecine et son impression d'échec personnel.

mercredi 13 septembre 2006

La bêtise humaine

Une sombre nuit d'hiver, 1 heure du matin, arrivée aux urgences de deux cousins, deux armoires à glace qui ne devait pas avoir peur de grand monde !
Motif de la consultation aux urgences : intox au CO (monoxyde de carbone) suite à un incendie domestique (le CO est dégagé dans l'air lors d'une combustion incomplète et prend la place de l'oxygène sur les cellules sanguines en empêchant les organes d'être irrigués correctement).
Cause de l'incendie, après l'interrogatoire des deux malabars : ils ont voulu faire un barbecue au charbon dans le salon pour se faire des grillades ! Véridique...

Jusqu'où ira la bêtise humaine ???

vendredi 8 septembre 2006

Attention danger ! (1)

La consomation d'acool augmente de plus en plus rapidement, surtout chez les jeunes !
C'est le motif de consultation le plus fréquent aux urgences la nuit. Et pas seulement le vendredi ou le samedi soir. L'intoxication éthylique aïgue, comme on l'appelle chez nous pour faire bien, touche toutes les classes sociales, tous les âges. Certes, on se fait une idée bien précise de l'alcoolique chronique : un homme d'une cinquantaine d'années, bien en chair, le visage rougeaut, le nez en patate, la démarche mal assuré et le bouche pateuse. Mais l'acoolisme existe aussi sous d'autre forme : le jeune de 18 ans qui va boire comme un trou systématiquement tous les week-end, l'homme d'affaire de 40 ans qui va déjeuner au resto tous les midis avec de gros clients et qui les fait boire (et boit aussi autant par la même occasion) pour lui faire signer un gros contrat, la ménagère de moins de 50 ans qui reste chez elle seule toute la journée pendant que ces enfants sont à l'école et qui boit en douce. Toutes ses personnes (même si je caricature beaucoup) sont des populations à risque de sombrer dans l'acoolisme.
Voici l'article de Wikipédia qui détaille parfaitement bien les dangers de la boisson.
Le fait de boire dans notre pays est culturel mais ce n'est pas pour autant qu'il est sans danger. L'absurdité réside dans la non prise en charge de la prévention de ce problème de santé publique par les instances gouvernementales. Certes, les publicités ont toutes la mention "L'abus d'alcool est dangereux pour la santé", mais cela empêche-t-il les gens, et les jeunes en particulier de boire de façon démesuré. Les boissons alcoolisées font partie des fêtes dès notre plus jeune âge ; qui n'a jamais bu un fond de coupe de champagne pendant l'enfance ? Un exemple marquant : un couple amène leur adolescent de 12 ans aux urgences car il a finit tous les fonds de verre des invités de ces parents lorsqu'ils avaient le dos tourné. Le père m'explique cela en riant et en s'exclamant :"Mon fils est un homme, il vient de prendre sa première cuite !". Que faire devant tant d'imbécilité ?

Pour vous monter les implications d'une consommation trop importante d'alcool, voici la photographie d'un foie humain atteint de cirrhose dû à l'alcool (âme sensible s'abstenir) :

Avant/Après

jeudi 7 septembre 2006

Comment peut-on faire ça ?

20h45, je prends mon poste aux urgences traumato, transmissions avec ma collègue de jour.
Une maman vient d'arriver avec son fils : violence conjugale.
L'enfant verbalise dès l'arrivée à l'accueil des urgences : "Eh ben Maman elle s'est mis entre Papa et moi, car Papa, il voulait me taper avec le parapluie. C'est pour ça que Maman elle a pleins de bleus et qu'elle pleure". 3 ans le môme, ma collègue m'explique qu'il n'a pas manger de la journée, sa mère étant rester à l'extérieur de chez elle sans argent de peur que son mari ne s'énerve et n'en vienne à taper le petit. Mon premier réflexe, aller voir la maman et l'enfant, voir dans quel état ils sont. La mère est en larmes, l'enfant tente de la consoler en caressant doucement sa joue. Je commence à poser quelques questions à la maman, c'est lui qui me répond. A priori il n'a rien eu, elle a pris tous les coups pour lui. Je lui prends la tension et demande à l'enfant s'il a faim. Il me répond que oui avec un air gourmand. Je vais dans le frigo voir quelle est le menu du soir. Il a un peu de chance, poisson panée, purée et mousse au chocolat en dessert, ça pourrait être bien pire (omlette et brocolis aux champignons). Le plateau disparait en 5 minutes. Le médecin examine la maman et lui propose de voir un psychiatre car aucune de ses blessures physiques n'est sérieuse. Lorsque le psychiatre arrive (quelques heures plus tard !!), j'emmène son fils dans la salle d'attente de pédiatrie où il y a pleins de jeux. Ma collègue de pédiatrie l'emmène chercher des gateaux !
Au final, la dame repart avec son enfant direction le comissariat pour porter plainte.

J'espère que tout ira bien bien pour eux.

mercredi 6 septembre 2006

Ma douceur

Comme je n'ai pas encore d'enfants (j'espère bientôt !!!) je vais vous montrer une photos de mon bébé à moi. Et oui je suis complètement gaga de mon chat !
Lune a 10 jours
Lune a 2 mois

N'est-elle pas trop mignonne. Elle s'appelle Lune et a respesctivement 10 jours et 2 mois sur ces photos. Bon maintenant elle a 1 an bien tassé mais cela reste mon bébé-chat-préféré-d'amour quand même (quand je vous dis que j'en suis gaga).
Et là voilà maintenant Lune a 1 an

mardi 5 septembre 2006

Infos blog

Flash spécial !
-stop-

Le blog devrait changer de tête d'ici peu, lorsque mon homme aura enfin décider de changer le design (c'est son boulot après tout)
-stop-
Mais si cela tarde trop je suis ouverte à toute les propositions pour un thème dans le style des urgences (pas la série bien sur, trop facile)
-stop-
N'hésitez pas à me contacter par le biais des commentaires
-stop-
Merci-stop-

La bobologie ça énerve ! (3)

Qui n'est jamais aller voir son médecin traitant pour avoir un arret de travail en trouvant une excuse qui tienne le coup sur le plan médical ? On l'a tous fait au moins une fois, étant jeune pour rater un contrôle, plus grand pour ne pas avoir à assister à la réunion dans le bureau du chef. Et bien figurez-vous que cela ne gêne pas certaines personnes de venir à 5h du matin aux urgences sous des prétextes aussi bidons les uns que les autres (j'ai mal à la gorge, j'ai le nez qui coule, je tousse, j'ai du mal à respirer, ou alors, mon préféré "j'arrive pas à dormir").

Généralement des gens jeunes (entre 20 et 35 ans), car les plus agés ont le sens des responsabilités (???), qui arrivent comme le patient de ce matin : "Bonjour j'ai mal aux yeux" (je devinais plus que je ne comprennais ce qu'il me racontais) puis 5min après comme je lui répondait que l'on avait rien pour s'occuper des yeux, ni médecin, ni médicament, il me rétorqua "Mais non pas les yeux, je vous ais dit le ventre ! J'ai très très mal au ventre (il me désigne son estomac)". Alors n'ais-je véritablement rien compris à ce qu'il me disait, ou alors a-t-il essayé de m'entourlouper ? A vous de décider ?

dimanche 3 septembre 2006

Ah les mecs !

Enfin le mien en particulier ! 2 mois complet de vacances et il trouve encore le moyen de se plaindre dès que je lui demande un truc qui sort de ce qu'il aime faire (comme la cuisine, jouer à des jeux vidéos ou regarder des films, ou encore surfer sur le net...). Exemple cet après-midi : je suis en repos pour encore une journée. Je me lève l'esprit tranquille car j'ai fait le ménage hier je ne devrais pas avoir à recommencer aujourd'hui ! Bien évidemment je retrouve mon homme en peignoire à 14h devant la télé à mater un film ! La table du diner d'hier n'est pas débarassée et la bouffe du soir commence à sentir, la vaisselle des 3 derniers repas est encore sur le plan de travail, attendant gentillement de sauter toute seule dans le lave-vaisselle (et oui ya même pas la vaisselle à faire à la main). Après avoir ranger tout ce bazar, alors que mon homme me dit amoureusement de son fauteuil "Mais laisse, je vais le faire.", je découvre une couche de crasse et de miettes hallucinante dessous. Je ne dis rien car sinon je crois que je vais exploser ! Et puis de toute façon il a son casque sur les oreilles pour mieux entendre son film ! Je nettoye à fond (pourtant les lingettes sont à portée de main dans la cuisine, c'est quand même pas compliqué de passer un coup après avoir cuisiné !) et me rends compte ensuite que je vais être obligée de repasser l'aspirateur partout car évidemment, quand on nettoie les meubles après avoir nettoyé par terre, ça sert à rien !
Que je vous explique quand même la répartition des tâches ménagères chez nous :
Il s'occupe :

  • de faire à manger (uniquement le soir car je ne mange pas le midi et lui non plus, il prend son petit déjeuner)
  • de faire la vaisselle (avec le lave-vaisselle rien de plus simple)

Je m'occupe :

  • de faire le ménage
  • du linge (sinon le blanc ressort maronnasse car il a oublié un t-shirt orange avec) c'est à dire triage, lavage, étendage, séchage, repassage et rangeage.

A deux on fait les courses une fois par semaine.
Dites-moi si je me trompe, mais pour moi, le nettoyage de la cuisine après la bouffe (après chaque repas donc) fait partie de la vaisselle et non du ménage hebdomadaire. Je veux bien le faire à fond une à deux fois par semaine mais faut pas exagérer.

Bon mis à part ça, il cuisine très bien, m'a fait un petit bout de repassage jeudi soir pendant que j'étais au boulot, il a été faire les courses tout seul samedi après-midi (j'avais passé une heure la veille à planifier les menus et à faire la liste de courses), c'est vrai, mais bon il est en vacances depuis fin juin et moi je bosse comme une dingue, de nuit ! Va falloir qu'il lise ce post et qu'on en rediscute !!

A les joies de la vie de couple !

Voici son avatar pour que je puisse jouer aux fléchettes en caoutchouc dessus !! Mon homme

samedi 2 septembre 2006

Premières fois (2)

Première fibroscopie gastrique !

2h30 dans la chambre du patient qui se vidait de son sang dans son estomac. 1er vomissement cataclysmique de sang vers 23h30 (pour ceux qui regarde urgences, les images qui vous viennent à l'esprit sont réelles). Le monsieur est tout pâle, même après 3 concentrés globulaires (comprendre poches de sang). Le médecin de garde est appelé et me demande de faire un lavage gastrique, jusque là pas de problème pour moi. Je prend ma grosse seringue et je pousse de l'eau dans la sonde gastrique (qui va du nez à l'estomac en passant par l'intérieur) que je réasprire aussitôt pour voir si le saignenement, à l'intérieur de l'estomac, continu. Et il continue. Pendant une heure je rince l'estomac du monsieur avec 3 litres d'eau. Je commence à avoir très mal au bras. Enfin le gastro-entérologue arrive avec sa machine et la fibroscopie gastrique commence. Nous commençons par retirer la sonde gastrique du monsieur, puis le médecin lui passe un tuyau énorme dans la bouche, muni d'une caméra à fibre optique au bout. Ce qui fait que je vois tout ce qui se passe dans le ventre de ce patient. Et c'est pas joli-joli à voir. Une petite artère saigne au niveau d'un ulcère d'estomac et l'estomac est rempli de caillot de sang, on dirait un gros placenta (oui comme chez le bébé et la femme enceinte). Une heure et demi plus tard, l'examen est enfin terminé, le monsieur a l'air soulagé mais épuisée, il n'a pas bougé pendant l'examen et a des courbatures un peu partout. De même que moi qui commence à avoir mal aux jambes à force de rester debout derrière la machine.

Conclusion, encore 2 poches de sang pour le monsieur et une fibro de contrôle demain matin pour être sur que le saignement a bien été arrêté. Et pour moi, vite un café pour me réveiller. Mais que de chose apprises en si peut de temps.

Voici deux photos, la première représente l'appareil de fibroscopie et la deuxième une vue du l'oesophage pendant la fibroscopie FibroscpeVue Oesophage

vendredi 1 septembre 2006

Muffins au bacon, maïs et fromage

Miam

Je l'ai découvert il y a peu de temps, voici la recette délicieuse des muffins au maïs, bacon et fromage !
Il vous faut :

  • 125 ml de lait
  • 85 g de polenta précuite
  • 3 tranches de bacon émincés finement
  • 4 oignons verts émincés
  • 225 g de farine à levure incorporée (moi j'ai mis farine + 1 sachet de levure chimique, ça marche aussi)
  • 1 c. à s. de sucre en poudre
  • 310 de grains de maïs égoutés
  • 125 g de crème de maïs (si vous en trouvez dans le commerce, prévenez moi. Sinon, remplacez par de la crème fraîche)
  • 100 g de beurre fondu
  • 2 oeufs légèrement battus
  • 50 g de cheddar coupé en douzaine de petits cubes
  • 30 g de fromage râpé
  1. Préchauffez le four à 220°C. Graissez légèrement 12 petites moules à muffins.
  2. Versez le lait dans un saladier, ajoutez la polenta, couvrez et laissez reposer 20 minutes à température ambiante.
  3. Faire dorer le bacon 2 minutes dans une poele antiadhésive puis ajoutez les oignons et laissez cuire le tout encore 2 minutes. Retirez la poele du feu et laissez tiédir 5 minutes.
  4. Mélangez la farine (+ la levure) et le sucre dans un grand saladier. Ajoutez les grains de maïs, la crème de maïs (ou la crème fraîche) et le mélange bacon-oignon, puis le beurre fondu, les oeufs et la polenta. remuez rapidement avec une fourchette pour que tous les ingrédients forment une pâte grossière. Pas trop car la pâte risque de devenir collante.
  5. Répartissez la moitié de la pâte dans les moule à muffins, ajoutez un cube de fromage (voire même 2 ou 3, c'est encore meilleur !) dans chaque alvéole puis revouvrez le reste de pâte. Saupoudrez de fromage râpé et faites cuire 20 minutes au four. Démoulez les muffins sur une grille puis servez-les tièdes.

Et voilà, bonne appétit. Goutez et donnez-moi votre avis !